A l'heure où l'on parle de plus en plus des problèmes d'environnement et des futurs problèmes de transport compte tenu de l'augmentation incessante du trafic routier, la SNCF, et maintenant RFF, continue à fermer des lignes de chemin de fer dans toute la France. Ainsi, aujourd'hui, plus de 4000 km de lignes ne voient plus passer de trains et 2800 km de lignes ont été retranchées entre 1990 et 2000 (c'est à dire qu'elles ont été définitivement abandonnées).
Pourtant, le transport par rail est unanimement reconnu comme le mode de transport alternatif à la route, mais aussi comme le mode de transport de demain. Depuis plusieurs années, le gouvernement, les régions, les élus parlent de développer le transport ferroviaire en créeant (enfin, en réactivant) des liaisons TER, Grandes Lignes et en développant le Fret et notamment le ferroutage. Mais, pendant le même temps, c'est des dizaines de kilomètres de lignes qui disparaissent chaque année sans que cela ne choque personne, le gouvernement signant lui même les décrets, alors que celles-ci pourraient bien souvent résoudre de nombreux problèmes de transport, tant au niveau des voyageurs que des marchandises.
Heureusement, depuis quelques temps, des associations d'usagers des transports se sont lancées dans la lutte contre la fermeture des lignes qui pourraient un jour ou l'autre réouvrir. C'est ainsi que la FNAUT (Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports) a récemment obtenu l'annulation de quatre fermetures et le retranchement de plusieurs lignes. D'autres recours ont déjà été déposés ou le seront prochainement.
Chacun, et en premier lieu le gouvernement et RFF, doit prendre conscience que ces lignes aujourd'hui inutiles peuvent un jour ou l'autre retrouver leur fonction. Plusieurs lignes ont ainsi vu leur trafic voyageurs et/ou marchandises réouvert suite à de nouvelles demandes de transport, et ce parfois plusieurs années après leur abandon (Cannes-Grasse, etc). D'autres ont vu leur plateforme réemployée pour de nouvelles constructions ferroviaires (Paris-Chartres pour la LGV Atlantique). La conservation de leurs emprises est donc primordiable, même si celles-ci ne sont pas entretenues. Nous nous devons de regarder à long terme (30 ans et plus), et non plus à moyen ou court terme comme actuellement, pour évoquer l'avenir des lignes.
Loïc D., Webmaster